Cherry je t’aime, cherry je t’adore!

Alors je vous disais précédemment que nous séjournions dans un camping atypique appelé Loose Bay. Un endroit hors du commun, où pour la modique somme de 5$ par nuit, chacun peut y faire ce qu’il veut, à part mettre le feu et se battre (c’est écrit à l’entrée) ((sauf qu’il y a quand même des gens qui se battent)). On y côtoie essentiellement des québécois, et surtout des pickers de cerises.

Le loosbéen type est un mélange de punk-à-chien-hippie-rasta cool-teufeur-de-rave:

On a passé deux semaines dans ce camping, avec de bons moments…

… comme de moins bons:

(Les loosbéens, comme dit plus haut, ne boivent pas que du thé vert et crient donc toute la journée. Parfois parce qu’ils sont contents, parfois parce qu’ils se « chicanent ».)

Le camping a aussi ses animations. Cette année, la plus marquante reste celle d’un mec qui fêtait un peu trop fort son anniversaire de mariage (institué dans le même camping un an plus tôt) et a fini tout nu à casser des choses dans le camp avec une MACHETTE.

Bref. On a ensuite décidé d’aller camper gratuitement dans les orchards où l’on cueillait des cerises. Après quelques jours de galère pour comprendre comment bien picker, le boulot est devenu super.

Avec un bon rythme de personne âgée (mais qui prendrait du crack): lever à 4h, et coucher à 8h! je ne m’étais pas endormi si tôt depuis la maternelle je crois… quel bien fou de suivre le soleil (grosse hypocrisie)! Et puis ça vous apprend aussi à vivre avec rien. C’est-à-dire sans toilettes, ni cuisine, ni salle-de-bain dignes de ce nom. Je ne me suis pas vue dans un miroir pendant 2 mois, alors quand je suis tombée sur ma tronche de clocharde en vidéo sur skype, ça m’a fait un petit choc.

Mais maintenant place aux vacaaaaances!!! demain nous partons pour visiter des endroits dégueulasses tels que ceci:

Et puis on s’est dit, tant qu’à faire, maintenant qu’on a plein de thunes, autant se barrer ici:

Puis ici:

oh et puis là aussi:

Je vous raconterai tout ceci dans quelques semaines, lorsque je me serai confortablement installée dans mon loft à Montréal (sinon mes chevilles vont bien, oui pourquoi?).

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Buvez ce vin, car ceci est mon sang

ALORS. Après avoir cherché par monts et par vaux une connexion internet un tantinet normale (c’est-à-dire égale au moins à celle du Botswana) AINSI QU’UNE TABLE pour dessiner, voilà un peu près ce que j’ai réussi à pondre:

Après Vancouver, nous sommes arrivés à Kelowna, grand centre de la Vallée de l’Okanagan (j’ai la chanson de Manau dans la tête depuis 3 semaines), the place to be quand on veut faire des cueillettes au Canada. Et accessoirement l’endroit où il fait le plus beau l’été. Mais bien sûr, juste quand on est arrivé, il faisant un temps de merde bien pourri.

Ça nous aura quand même permis de débuter notre premier travail, du « tucking », dans la fraîcheur. Le tucking (ne me demander pas de traduire en français… on me dit « plissage » dans mon oreillette mais ça ne doit pas vous aider), ça consiste à ranger les vignes, et je peux vous dire que c’était bien le bordel d’ailleurs, genre Jumanji puissance 10, en grosse partie à cause de la méchante pluie. Il faut donc ranger un monceau de tiges et de feuilles accrochées les unes aux autres dans des câbles pour les relever.

Notre premier employeur était un indien (pas ceux avec des plumes, les autres) pas vraiment super communicatif, mais ça à la rigueur je m’en serai bien tamponner le coquillard si je n’avais pas été sous payée (5 euros/h = paye de quand j’avais 13 ans et que je faisais du baby sitting).

Et donc ensuite le soleil est revenu. Étant donné qu’on travaillait en plein soleil (température ressentie = 67,8°) pendant 8h comme des esclaves au coton, on a un peu décidé de se barrer.

Nous sommes descendus vers le sud, à Oliver, la capitale du vin au Canada. Je ne sais pas pourquoi, le vent nous y a porté comme dans le film Pocahontas… ou peut être était-ce l’odeur de vinasse. Bref.

On y a trouvé de meilleures vignes, de meilleurs employeurs, de meilleurs chèques. Cela nous aura également permis de faire définitivement le tour des charmes du travail dans les vignes:

Je n’en ai jamais vu autant de ma vie. Une de mes collègue a été piqué 37 fois rien que sur le dos. C’est sympa. Ça ne rend pas fou. Pas du tout. Gilles de la Tourette Powa.

On commence maintenant une nouvelle aventure: cueillir des cerises! je vous raconterai tout ceci la prochaine fois, ainsi que la vie dans le merveilleux camping où nous séjournons en ce moment. Je pense que si je vous dis qu’il ne coûte que 5$ par nuit alors que les autres en coûtent 30, je crois que vous pouvez commencer à vous imaginer quelque chose assez proche de la réalité.

Pour vous donner l’eau à la bouche, voici un florilège de petits mots doux qu’on peut voir sur les murs des toilettes (qui ne ressemblent pas du tout à ceux de Trainspotting, nonononon):

Comme le fromage, quoi.

Nous sommes maintenant basés dans la jolie ville de Kelowna, en plein dans la vallée de l’Okanagan où pousse la majorité des fruits et légumes produits par le Canada. Histoire de rencontrer des gens et trouver du boulot facile en arrivant, on a réservé plusieurs nuits dans une super auberge de jeunesse. L’occasion de se remettre à l’anglais, et ce n’est pas du luxe, il y a du boulot.

Sous vos yeux ébahis, voici un exemple de conversation en anglais (mais conne) que je peux tenir en ayant bu quelques Budweisers:

(je traduis pour les allemands 1ère langue)

(c’est marrant ici vous avez tous les mêmes chaussures, tu sais, ce genre de tongue de surfeur)

(En France, les spartiates sont à la mode. Tu vois, comme les miennes là.)

(gros blanc)

(je ne comprends pas bien, « sparchiate »?)

(mais oui tu sais, comme dans le film « NOUS SOMMES DES SPARTIATES! » rhaaaaa)

(ah d’accord, c’est en fait un genre de chaussures grecques, quoi)

(heu oui, un genre = bon bin je vais fermer ma gueule maintenant)

SINON ça se passe super bien, on s’est fait des copaings, et on a même trouvé un boulot aujourd’hui! à partir de lundi, nous serons dans les vignes, en bons français que nous sommes. On va grave débourgeonner les plants! il nous reste plus qu’à trouver une coloc sur place (de préférence anglophone histoire de s’améliorer, hein.)

Sur-ce-See-ya!

 

 

ah oui et d’ailleurs…

Pas vous? alors allez voir ici si vous y êtes, mauvais lecteurs! https://mabananeetblablabla.com/2010/09/29/orient-express/

Tout ça pour dire qu’il y a beaucoup beaucoup d’asiatiques à Vancouver, tellement que l’on a l’impression que l’avion est allé trop loin… mais les nombreux fastfood vous rappellent assez vite que vous êtes bien dans « les amériques ».

Sinon j’ai vu pour la première fois de ma vie l’océan pacifique, entouré de montagne enneigées de surcroît. C’ÉTAIT BEAU. Mais j’ai mal au cul parce que j’ai fait 10 bornes en vélo pour admirer ce spectacle (je dis ça histoire que vous soyez moins jaloux).

Vlan!couver

^^ huhuhu ah que que je suis trop contenteuh!

Nous sommes bien arrivés à Vancouver, après 13 longues heures de vol, malgré une attente un peu chiante à Calgary où l’avion s’est arrêté pour remettre du carburant. Ils ont dû recompter 4 fois tous les passagers pour Vancouver parce qu’il y en avait trop, jusqu’à se rendre compte que Paris avait fait une erreur (forcément). C’était rigolo quand on est reparti parce que les hôtesses étaient obligées de refaire tout le protocole de sécurité (alors qu’il n’y avait personne de nouveau à bord) et du coup, le speach n’était pas exactement le même, ni la tronche des hôtesses d’ailleurs.

Après cette journée fesses-encastrées-dans-un-fauteuil, on a eu envie de faire un petit tour dans le centre de Vancouver pour se dégourdir les jambes et manger un bout. C’était un peu bizarre comme première impression de la ville parce qu’il n’y avait personne dans les rues.

Bon. En même temps, on était lundi et il était 19h. Mais bon, tu te sens un peu genre complètement paumé et seul au monde.

On a finalement trouvé un bon endroit pour manger. Ce qui a été difficile, c’est de parler anglais sans avoir dormi (il était 5h du mat’ pour nous) et surtout avec les oreilles encore complètement bouchées à cause de l’avion.

Après une bonne nuit de sommeil, on s’est promené dans les rues commerçantes du centre pour acheter des bricoles, on a vu qu’il y avait en fait des gens dans cette ville, on était rassuré. Et puis j’ai retrouvé mes amours pâteux de Montréal…. tout est ainsi devenu définitivement merveilleux.

Voililalou! demain il fait beau, il fait chaud (parce que le temps est plutôt lillois pour l’instant) alors on va aller faire du vélo! et jeudi, direction Kelowna pour se lancer dans le fruitpicking !!! (à ne pas confondre avec le fistfucking)

 

Canada nous voilàààààà!!!

Ces dernières semaines ont été de la folie furieuse! Quelle joie, les méandres du déménagement expatriation! Surtout couplé avec les travaux de dernière minute « ah merde j’avais pas vu qu’il manquait une plinthe ici » et du tri/rangeage de ouf « je sais pas quoi garder alors je jette tout ET JE M’EN FOUS JE RACHÈTERAI DES CONVERSES ET DU MASCARA GEMAY AU CANADA ça coûtera moins cher (fuck l’écologie) et pis aussi du nettoyage de parties jusqu’alors inconnues de l’appartement (trou derrière la placard du dessous de l’évier)

Arf. Bref.

C’est fini! ET ÇA COMMENCE! nous décollons demain à 12:15 de Charles De Gaulle pour notre appel du 18 juin à nous. Pour arriver là :

Houlala que c’est moche!

Je vous en avais parlé, Ma Banane au Canada is back! du coup, je me permets de faire ma grosse feignasse et pour la première fois de l’histoire de ce blog, je ne publie pas de dessin aujourd’hui – pour aller baver sur mon oreiller – mais vous allez en prendre plein votre tronche dans les semaines qui arrivent.

YOUPIIIIIIII!!!!

en attendant, hommage à Vancouver, et sa célébrité locale:

Tin tin tin tin tin tiiiiin tin tin tin

Walk like an egyptian ٣ (=3)

Bien entendu, tous ces gens crèvent clairement de faim, surtout depuis la révolution qui a fait chuter le tourisme et ainsi la première source de profit du pays… Je laisse aux blogs davantage engagés le soin de parler de tout ceci, de manière la plus sérieuse et digne, car je ne pense pas pouvoir trouver quelque chose de drôle dans l’actualité politique de l’Egypte ou d’autres pays arabes en pleine post révolution. N’y voyez donc pas du désintérêt ou pire de la moquerie!

Ce voyage fut une magnifique expérience, nous sommes vraiment revenus le cœur serré, et l’âme sûrement un peu changée. Je vous souhaite à tous de vivre une échappée de la sorte!

Walk like an Egyptian ١ (=1)

Youhouuuu!!!
Non non je n’avais pas disparu de la surface de la planète, j’étais juste partie de l’autre côté de la méditerranée, dans la très belle et mystérieuse Égypte…
Ça mérite bien un petit post en plusieurs parties ça, non? non??? mais si yalla!

Commençons par le commencement…

Je m’arrête ici pour aujourd’hui, la suite au prochain numéro, avec au programme: l’explication du pourquoi dans l’ancien temps on dessinait que de profil, des chats mendiants, des cigarettes chinoises et les innombrables techniques de fouinasses pour te vendre une balade en gamel (= chameau)!