Buvez ce vin, car ceci est mon sang

ALORS. Après avoir cherché par monts et par vaux une connexion internet un tantinet normale (c’est-à-dire égale au moins à celle du Botswana) AINSI QU’UNE TABLE pour dessiner, voilà un peu près ce que j’ai réussi à pondre:

Après Vancouver, nous sommes arrivés à Kelowna, grand centre de la Vallée de l’Okanagan (j’ai la chanson de Manau dans la tête depuis 3 semaines), the place to be quand on veut faire des cueillettes au Canada. Et accessoirement l’endroit où il fait le plus beau l’été. Mais bien sûr, juste quand on est arrivé, il faisant un temps de merde bien pourri.

Ça nous aura quand même permis de débuter notre premier travail, du « tucking », dans la fraîcheur. Le tucking (ne me demander pas de traduire en français… on me dit « plissage » dans mon oreillette mais ça ne doit pas vous aider), ça consiste à ranger les vignes, et je peux vous dire que c’était bien le bordel d’ailleurs, genre Jumanji puissance 10, en grosse partie à cause de la méchante pluie. Il faut donc ranger un monceau de tiges et de feuilles accrochées les unes aux autres dans des câbles pour les relever.

Notre premier employeur était un indien (pas ceux avec des plumes, les autres) pas vraiment super communicatif, mais ça à la rigueur je m’en serai bien tamponner le coquillard si je n’avais pas été sous payée (5 euros/h = paye de quand j’avais 13 ans et que je faisais du baby sitting).

Et donc ensuite le soleil est revenu. Étant donné qu’on travaillait en plein soleil (température ressentie = 67,8°) pendant 8h comme des esclaves au coton, on a un peu décidé de se barrer.

Nous sommes descendus vers le sud, à Oliver, la capitale du vin au Canada. Je ne sais pas pourquoi, le vent nous y a porté comme dans le film Pocahontas… ou peut être était-ce l’odeur de vinasse. Bref.

On y a trouvé de meilleures vignes, de meilleurs employeurs, de meilleurs chèques. Cela nous aura également permis de faire définitivement le tour des charmes du travail dans les vignes:

Je n’en ai jamais vu autant de ma vie. Une de mes collègue a été piqué 37 fois rien que sur le dos. C’est sympa. Ça ne rend pas fou. Pas du tout. Gilles de la Tourette Powa.

On commence maintenant une nouvelle aventure: cueillir des cerises! je vous raconterai tout ceci la prochaine fois, ainsi que la vie dans le merveilleux camping où nous séjournons en ce moment. Je pense que si je vous dis qu’il ne coûte que 5$ par nuit alors que les autres en coûtent 30, je crois que vous pouvez commencer à vous imaginer quelque chose assez proche de la réalité.

Pour vous donner l’eau à la bouche, voici un florilège de petits mots doux qu’on peut voir sur les murs des toilettes (qui ne ressemblent pas du tout à ceux de Trainspotting, nonononon):

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